Les élus de la communauté de communes du pays de Ribeauvillé ont décidé fin octobre de renouveler pour vingt ans la délégation de service public (DSP) du complexe casinotier, hôtelier et balnéo du groupe Barrière.

Les plus anciens ont rappelé qu’il y a vingt ans, il avait fallu changer la loi pour permettre l’ouverture du casino. « Et c’est le seul casino de France que l’on a ouvert grâce au 49.3 », se souvient le maire de Ribeauvillé Jean-Louis Christ, à l’époque également député.

En effet, au moment de l’examen de la demande d’autorisation d’ouverture du casino fin 2003, le ministère de l’Intérieur avait relevé une faille juridique dans le dossier jugé par ailleurs très bon. Une communauté de communes ne pouvait pas porter un projet de casino via une DSP, seule une commune classée comme Ribeauvillé pouvait le faire.

Avec le soutien de Raffarin

Le contrat signé, le bâtiment construit et le personnel recruté, l’imbroglio juridique était total. L’ouverture a dû être reportée. Et sans casino, il risquait de n’y avoir ni hôtel ni balnéo.

Jean-Louis Christ, les sénateurs Haenel, Lorrain et Eckenspieller, ont travaillé, soutenus par le Premier ministre de l’époque Jean-Pierre Raffarin, à un amendement qui permettrait aux « comcoms » de bénéficier des reversements d’un casino, ce qui équivalait à les autoriser à porter un tel projet.

« J’ai déposé un amendement au projet de loi de décentralisation, raconte Jean-Louis Christ. Mais le Parti socialiste faisait obstruction au projet de loi en déposant des milliers d’amendements. Alors le Premier ministre Jean-Pierre Raffarin a utilisé le 49.3 ». En ayant au préalable intégré l’amendement de Ribeauvillé au texte passé au forceps. La réglementation a bien été changée et le casino a pu obtenir son autorisation dans la foulée.

L’idée d’un casino dans la cité des Ménétriers était ancienne et quand la municipalité l’a relancée à la fin des années 90, elle y voyait le moyen de désendetter la commune. Le casino reverse aujourd’hui plus de 3 millions d’euros chaque année partagés entre la commune et la communauté de communes. « On a réussi à désendetter la Ville et ça a permis d’installer le monde associatif, nous avons investi dans des bâtiments, poursuit Jean-Louis Christ. Ça crée du lien social, nous avons 110 associations pour moins de 5 000 habitants. Cette démarche a été vertueuse car cela nous a permis de développer le monde associatif. Souvent on me demande pourquoi nous avons un casino, ça partait d’une démarche vertueuse ».

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